Le Diagnostic de Performance Sonore
Le DPS mesure le confort acoustique réel d'un logement pendant 24 heures à 1 semaine. Chaque son est identifié, horodaté, quantifié en dB(A) et rattaché à sa provenance (pièce par pièce, mitoyenneté ou extérieur), puis traduit en une classe sonore de A à G, aussi lisible qu'une étiquette énergie. C'est le pendant acoustique du DPE.
24 h à 7 j
de mesure continue
+500
sons reconnus
A → G
classe sonore
1 boîtier
par pièce principale
classe sonore
A → GÉtiquette de performance sonore
Qu'est-ce que le DPS ?
Le Diagnostic de Performance Sonore (DPS) évalue le confort acoustique d'un logement à partir d'une mesure réelle et continue, et non d'une estimation théorique. Là où le DPE note l'énergie, le DPS note le son, jusqu'à identifier la passoire phonique comme le DPE identifie la passoire thermique.
Une mesure, pas un calcul
De 24 heures à 1 semaine d'écoute effective : le bruit vécu au quotidien, jour et nuit, semaine et week-end, plutôt qu'une valeur théorique sur plan.
Volontaire et complémentaire
Le DPS est un diagnostic volontaire. Il ne remplace aucun diagnostic obligatoire : il enrichit le dossier d'un bien avec une donnée aujourd'hui absente, le confort sonore.
Lisible par tous
Une classe de A à G, des sources de bruit nommées, une provenance localisée et un plan d'action chiffré. Le son devient une donnée claire pour décider, négocier ou améliorer.
Ce que le DPS révèle
Mesurer ne suffit pas : le DPS qualifie chaque bruit, le situe et le replace dans son contexte.
Bruits du quotidien ou bruits gênants
Tous les bruits ne se valent pas. Le DPS distingue les sons normaux de la vie d'un logement des bruits gênants ou anormaux, selon leur nature, leur intensité, leur récurrence et leur horaire : une musique à 15 h n'a pas le même poids qu'à 2 h du matin.
Plus de 500 sons reconnus
Voix, musique, fêtes, télévision, canalisations, VMC, électroménager, bris de verre, voitures, klaxons, sirènes, travaux, pas, portes qui claquent, animaux… Le capteur reconnaît plus de 500 types de sons, chacun nommé, daté et quantifié en dB(A) sur toute la durée de la mesure.
Provenance localisée
Un boîtier par pièce principale, trois pour un T3. En comparant niveaux et horodatages entre les pièces, le rapport localise l'origine du bruit : pièce par pièce, parois mitoyennes (voisins) ou extérieur (rue, trafic, environnement).
Croisement avec les données publiques
La mesure in situ est mise en regard des données publiques d'exposition au bruit routier, ferroviaire et aérien (cartes de bruit réglementaires). Vous savez si la gêne vient du bâti… ou de l'environnement.
Comment le DPS est-il construit ?
Un capteur audio à intelligence artificielle embarquée écoute le logement et transforme chaque seconde de son en donnée exploitable, directement à bord, sans transmettre d'enregistrement.
Installation
Un boîtier Sonalyze par pièce principale (trois pour un T3), posés par un professionnel ou en autonomie. Ils se posent et démarrent.
Écoute 24 h à 7 jours
Analyse continue couvrant le jour, la nuit et jusqu'aux variations semaine / week-end, avec mesure d'intensité en dB(A).
Classification & provenance
Chaque événement est identifié, horodaté et rattaché à une origine estimée : pièce, mitoyenneté ou extérieur, en croisant les données publiques de bruit.
Rapport & plan d'action
Classe sonore, carte des bruits, analyse jour/nuit, faiblesses structurelles et budget travaux hiérarchisé.
Ce que contient votre rapport DPS
Le rapport s'ouvre sur l'étiquette sonore (classe A→G) puis détaille l'analyse et le plan d'action.
Étiquette de performance sonore
Une classe de A à G, sur le modèle de l'étiquette énergie, avec la moyenne globale mesurée en dB(A) et le repérage des classes E à G (passoire phonique).
Carte sonore heure par heure
Chaque type de son, heure par heure sur la durée de mesure, coloré selon son intensité, pour repérer d'un coup d'œil quoi, quand et à quel niveau.
Moyenne du bruit jour et nuit
La répartition jour/nuit et par source distingue ce qui gêne le sommeil de ce qui anime la journée (par exemple 44 dB(A) en journée contre 37 dB(A) la nuit).
Estimation budgétaire
Des actions hiérarchisées par priorité, avec coût, gain acoustique estimé en dB et difficulté de mise en œuvre.
Comment lire le rapport ?
1. La classe sonore situe le logement. 2. La carte des bruits et le jour/nuit expliquent pourquoi. 3. Le plan d'action indique quoi faire, dans quel ordre et pour quel gain.
Des faiblesses structurelles au budget travaux
Le DPS ne s'arrête pas au constat : il relie chaque gêne à la faiblesse structurelle qui la laisse passer, en décrit les caractéristiques techniques, et propose des solutions chiffrées.
Portes
Bloc-porte, joints d'étanchéité, seuil
Fenêtres
Vitrage, menuiserie, joints, rideaux phoniques
Murs
Doublage, isolation intérieure ou extérieure
Cloisons
Masse, désolidarisation, panneaux
Sols
Sous-couche, revêtement, bruits d'impact
Plafonds
Faux plafond, suspentes acoustiques
Canalisations
Colliers, gaines, désolidarisation
Équipements
VMC, électroménager, chaudière, pompe à chaleur
Priorisé par criticité et budget
Chaque action est classée : priorité haute ou moyenne, fourchette de coût, gain acoustique estimé en dB, pour investir là où chaque euro rapporte le plus de silence.
À faire soi-même ou à confier
Le rapport distingue les gestes accessibles, comme un joint de porte (20 à 50 €, gain de 3 à 5 dB), des chantiers à confier à un professionnel, comme des fenêtres acoustiques (gain de 15 à 20 dB).
Des solutions pour chaque intérieur
Matériaux isolants, menuiserie, textile ou décoratif : panneaux acoustiques muraux et œuvres textiles absorbantes qui améliorent l'acoustique sans dénaturer le lieu.
Objectiver une gêne, préparer un recours. Le DPS documente une situation de façon horodatée et chiffrée, avec une méthodologie rigoureuse et reproductible. En matière de troubles du voisinage, la preuve est libre : le rapport peut être joint à une démarche amiable, un courrier au syndic, une médiation ou un dossier transmis à un avocat, sa valeur étant librement appréciée par le juge. Il ne se substitue pas à un constat de commissaire de justice ni à une expertise judiciaire : il permet de les préparer et de les étayer.
Trois situations, un même rapport
Du différend de voisinage à la stratégie d'exploitation, le DPS transforme le son en argument.
Documenter la gêne, renouer le dialogue
Une locataire subit musique et fêtes répétées la nuit. Le DPS caractérise la nuisance (nature, horaires, récurrence, niveaux en dB(A)) et lui donne une base factuelle pour en parler à son voisin et trouver une solution à l'amiable, sans escalade.
Vendre le calme, mesures à l'appui
Un propriétaire vend un bien donnant sur un quartier animé. Le DPS mesure le contraste entre l'extérieur et l'intérieur et démontre la qualité de l'isolation phonique : l'étiquette sonore rassure les acheteurs et valorise le bien.
Piloter un environnement complexe
Un exploitant (hôtel, bureaux, site recevant du public) veut comprendre son environnement sonore. Le DPS collecte la donnée en continu, identifie les sources dominantes et hiérarchise les leviers d'action, pièce par pièce.
Pour les particuliers et les professionnels
Particuliers
Propriétaires et locataires : connaître le confort sonore réel avant d'acheter ou de louer, valoriser un bien à la vente, cibler les travaux utiles, ou documenter objectivement une gêne récurrente.
Professionnels & organisations
Immobilier d'abord : agences, diagnostiqueurs, bailleurs, promoteurs et syndics enrichissent un dossier, différencient une offre, objectivent la qualité acoustique d'un programme. Et au-delà : acousticiens, hôtellerie, banques, assureurs et agrégateurs de données, équipes R&D, commissaires de justice, collectivités et transports exploitent le DPS comme source de donnée acoustique fiable.
Un tarif simple, à la pièce
Une formule de base tout compris, deux options. Pas de surprise.
soit 200 € HT pour les professionnels
- Un boîtier dans chaque pièce principale (ex. : 3 boîtiers pour un T3)
- 24 heures de mesure continue, jour et nuit
- Rapport complet : classe sonore A→G, carte des bruits, analyse jour/nuit, provenance
- Plan d'action budgété, priorisé par criticité
- Croisement avec les données publiques de bruit routier, ferroviaire et aérien
Options
Pièce secondaire supplémentaire
bureau, entrée, buanderie…
+60 € TTC
50 € HT
Extension à 48 heures
+60 € TTC
50 € HT
Extension à 1 semaine
capte les variations semaine / week-end
+120 € TTC
100 € HT
Prix TTC, TVA 20 %. Professionnels : tarifs HT, devis sur demande pour volumes.
Le DPS en clair
Le DPS est-il obligatoire ?
Non. Le DPS est un diagnostic volontaire. Il ne remplace ni ne conditionne aucun diagnostic réglementaire obligatoire. Il apporte une information complémentaire pour valoriser un bien, cibler des travaux ou documenter une gêne.
Combien de temps dure la mesure ?
De 24 heures à 1 semaine selon la formule. 24 heures couvrent un cycle jour/nuit complet ; une semaine capte en plus les variations entre jours de semaine et week-end, ce qui est utile pour les gênes intermittentes.
Combien coûte un DPS ?
240 € TTC (200 € HT) pour 24 heures de mesure, toutes les pièces principales équipées. Options : +60 € TTC par pièce secondaire, +60 € TTC pour 48 h ou +120 € TTC pour 1 semaine.
D'où viennent les bruits identifiés ?
Grâce à un boîtier par pièce principale, le rapport compare les mesures entre les pièces et localise la provenance de chaque bruit : pièce par pièce, parois mitoyennes (voisins) ou extérieur. La mesure est croisée avec les données publiques d'exposition au bruit routier, ferroviaire et aérien pour distinguer ce qui relève du bâti et ce qui relève de l'environnement.
Quels types de sons sont reconnus ?
Plus de 500 types de sons : voix, musique, fêtes, télévision, canalisations, VMC et ventilation, électroménager, bris de verre, voitures et circulation, klaxons, sirènes, travaux, pas et impacts, portes qui claquent, animaux… Chaque son est nommé, horodaté et mesuré en dB(A).
Que signifie la classe sonore de A à G ?
Elle situe le niveau moyen mesuré du logement sur une échelle inspirée du DPE : de A (≤ 20 dB(A), très performant) à G (très peu performant). Les classes E à G correspondent à une passoire phonique.
Le rapport peut-il servir de preuve ?
Le DPS produit une documentation objective, horodatée et chiffrée, selon une méthodologie rigoureuse et reproductible. En matière de troubles du voisinage, la preuve est libre : le rapport peut être joint à une démarche amiable, une médiation ou un dossier transmis à un avocat, sa valeur étant librement appréciée par le juge. Il ne se substitue pas à un constat de commissaire de justice ni à une expertise judiciaire, qu'il permet de préparer et d'étayer.
Mes conversations sont-elles enregistrées ?
Non. Le capteur classe les sons directement à bord et ne transmet aucun enregistrement audio brut. Seules des métadonnées sont conservées (type de son, intensité en dB(A), horodatage), hébergées sur une infrastructure française et européenne.
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